Le syndrôme prémenstruel (SPM) désigne un ensemble de changements physiques et comportementaux que peuvent connaître les femmes en âge d’avoir des menstruations. Ce syndrome se présente avant chaque cycle menstruel, et ce, tous les mois. Sa prévalence varie selon les sources, mais on estime qu’une femme sur quatre est touchée à chaque cycle.
Différencier les douleurs menstruelles (dysménorrhées) du syndrôme prémenstruel (SPM)
Le SPM provoque des symptômes apparaissant avant les règles. Il peut se manifester dans les 14 jours avant le premier jour des règles. Cependant, il ne persiste pas plus de 4 jours après leur début. Les douleurs de règles, quant à elles, sont provoquées en même temps que le début du cycle et peuvent être différentes des douleurs du SPM. Il arrive également que des femmes combinent à la fois un SPM et des dysménorrhées. Consulter un ostéopathe peut aider à soulager ces troubles en apportant des traitements adaptés.

Symptômes du syndrôme prémenstruel (SPM)
Il existe plus de 200 symptômes décrits, répartis en 3 grandes catégories
Symptômes physiologiques :
- Troubles du transit (ballonnements, constipation, diarrhée)
- Fatigue
- Crampes abdominales
- Maux de tête
- Douleurs et inconforts dans le bassin
- Douleurs généralisées
- Seins sensibles
- Tensions musculaires
Symptômes psychologiques :
- Irritabilité
- Anxiété
- Troubles du sommeil
- Pleurs faciles
- Concentration diminuée
Symptômes comportementaux :
- Isolement social
- Agitation
- Maladresse
- Perte d’intérêt dans les activités quotidiennes
- Diminution de la performance au travail
Causes du syndrôme prémenstruel (SPM)
Il existe plusieurs théories non confirmées concernant les causes d’un SPM. Les recherches médicales sont actuellement limitées faute d’élaboration d’un consensus sur la prise en charge. À ce jour, la principale théorie reste une sensibilité accrue aux fluctuations hormonales entre la progestérone et l’œstrogène. Il existe cependant des facteurs de risque pouvant contribuer à son apparition comme la sédentarité, le stress, et l’exposition à des facteurs inflammatoires (tabac, alcool, mauvaise hygiène alimentaire). Un ostéopathe peut fournir des conseils pour gérer ces changements et réduire les risques.
Conséquences du syndrôme prémenstruel (SPM)
Le SPM peut varier d’une intensité faible, modérée à grave, en interférant plus ou moins avec la vie sociale et professionnelle des femmes. Il a été démontré qu’il peut compromettre leur qualité de vie, abaisser leur seuil de productivité et engendrer des difficultés relationnelles. Des consultations régulières avec un praticien en ostéopathie peuvent aider à gérer ces impacts au quotidien.
Comment l'ostéopathe peut aider dans le traitement du SPM ?
L’ostéopathie a pour but d’optimiser l’intégrité structurelle et fonctionnelle du corps par des techniques de thérapie manuelle. Plusieurs structures du corps jouent un rôle clé dans le SPM, tels que :
- Les glandes hormonales (thyroïdes, ovaires, glandes surrénales)
- Le système nerveux (plexus hypogastrique, nerfs pelviens, axe cranio-sacré)
- Le système génito-urinaire (utérus, ovaires, reins)
- Le système squelettique associé (région sacro-iliaque, lombaire, articulation occipito-atloïdienne)
- Le système suspenseur et ligamentaire (ligament large de l’utérus, lames SRGVP, fascia thoraco-lombaire)
Celles-ci peuvent présenter des anomalies fonctionnelles. Ainsi, des dysfonctions de ces zones sont recherchées par l’ostéopathe afin de s’assurer d’une bonne mobilité, et ainsi, d’une bonne fonctionnalité des structures. Une consultation permet une écoute attentive des tensions et des troubles ressentis, facilitant ainsi un traitement personnalisé.
Exercices complémentaires pour soulager le SPM
En complément des séances d’ostéopathie, la pratique régulière d’exercices physiques peut considérablement atténuer les symptômes du SPM. Des activités comme le yoga ou la méditation favorisent la relaxation et contribuent à réduire le stress, souvent aggravant les désagréments prémenstruels. De plus, certaines postures spécifiques peuvent aider à libérer les tensions musculaires et améliorer la circulation sanguine, ce qui aide à diminuer les douleurs abdominales et lombaires. Intégrer le sport dans votre routine peut renforcer le corps et réduire les troubles menstruels.
Importance d’un diagnostic différencié
Il est essentiel de différencier le SPM de conditions similaires telles que l’endométriose ou le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM). Un diagnostic précis permet de cibler efficacement les traitements et d’éviter des complications à long terme. L’ostéopathie, en tant que thérapie holistique, peut aider à identifier ces différences en évaluant l’ensemble des symptômes physiques et émotionnels, assurant ainsi un accompagnement adapté à chaque patiente. Les avis des professionnels en ostéopathie sont précieux pour déterminer le meilleur traitement.
Impact psychologique du SPM et soutien ostéopathique
Outre les symptômes physiques, le SPM peut avoir des répercussions significatives sur la santé mentale. L’ostéopathie ne se limite pas seulement au soulagement des douleurs physiques mais peut également contribuer à améliorer l’état émotionnel des femmes. En libérant les tensions corporelles et en favorisant une meilleure circulation sanguine, l’ostéopathie aide à stabiliser l’humeur et à réduire l’anxiété, offrant ainsi un soutien complet pour mieux vivre le cycle menstruel. Des séances régulières chez un praticien peuvent renforcer cette amélioration au niveau émotionnel et physique.
Conclusion : L’ostéopathie à Laval et Montréal pour le syndrôme prémenstruel
Le SPM est un syndrome complexe avec des variations individuelles propres à chaque femme. La source de ce syndrome étant multifactorielle, l’ostéopathie peut accompagner les femmes à soulager les symptômes connus en proposant un traitement personnalisé et adapté à chaque patiente. Nos cliniques d’ostéopathie à Laval et Montréal offrent des consultations pour améliorer votre qualité de vie, avec des praticiens expérimentés et des réservations faciles pour vos rdv.
Comment l'ostéopathie peut-elle soulager le syndrome prémenstruel ?
L’ostéopathie peut soulager le syndrome prémenstruel (SPM) avec plusieurs méthodes. L’ostéopathe effectue des manipulations manuelles pour rétablir l’équilibre du bassin, réduire les douleurs abdominales et les maux de tête, améliorer le sommeil, et équilibrer le système nerveux et hormonal. Ces techniques visent à favoriser la mobilité et la circulation sanguine dans la zone pelvienne, ainsi que à diminuer les tensions et les congestions qui contribuent aux symptômes du SPM .
Un ostéopathe peut-il aider en cas de douleurs menstruelles ?
Oui, un ostéopathe peut aider en cas de douleurs menstruelles. L’ostéopathie vise à identifier et traiter les causes profondes de la dysménorrhée, comme les tensions et blocages au niveau du système musculo-squelettique, des organes et des tissus. Les manipulations ostéopathiques peuvent améliorer la mobilité du bassin, stabiliser le niveau hormonal, et équilibrer le fonctionnement du système nerveux et vasculaire, réduisant ainsi les douleurs menstruelles .
Comment soulager les douleurs prémenstruelles ?
Pour soulager les douleurs prémenstruelles, plusieurs approches peuvent être utilisées. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent réduire les douleurs et la dysménorrhée. Des changements dans le mode de vie, tels que la réduction de la consommation de sucre, de sel et de caféine, ainsi que la pratique d’une activité physique, peuvent également être bénéfiques. Les contraceptifs oraux et les progestatifs oraux ou vaginaux peuvent également être efficaces. De plus, des médicaments comme les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et des anxiolytiques peuvent aider à gérer les symptômes émotionnels et physiques associés au syndrome prémenstruel .
Pourquoi ai-je mal partout avant mes règles ?
Les douleurs et les symptômes physiques avant les règles sont souvent liés au syndrome prémenstruel (SPM). Les fluctuations des taux d’hormones ovariennes, notamment d’œstrogènes et de progestérone, peuvent causer des ballonnements, des crampes, des douleurs mammaires, des maux de tête, et des douleurs musculaires et articulaires. Une sensibilité accrue à la progestérone et des niveaux inférieurs de sérotonine peuvent également contribuer à ces symptômes .